Mobilisons nous lors du procès de membres du « bastion social »

Vendredi 19 octobre l'UD CGT 63 et le collectif de Lutte Contre l'Extrême Droite appellent au rassemblement de midi jusqu’à la fin de l’audience des membres du Bastion Social – Tribunal Correctionnel de Clermont – Place de l’Étoile

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Depuis le mois de juillet, le Bastion Social a pignon sur rue à Clermont-Fd. L'UD Cgt et le collectif ont pourtant interpellé la Préfecture, le Premier Ministre ou le Défenseur des Droits entre autres, pour demander la fermeture de cette d'officine.

Nous avons tenu des conférences de presse, informé dès que possible. La question d'un journaliste lors de la conférence de presse de début juillet qui restera comme mémorable : "De quoi avez vous peur ?"... Nous craignions exactement ce qui s'est passé dès le 14 juillet au soir : des violences extrêmes et gratuites contre les riverain-e-s, des militant-e-s... Systématiquement depuis le 28 mars dernier, l'UD a pris ses responsabilités pour que les autorités prennent les leurs. Malgré toutes nos alertes, rien n'a été fait à Clermont comme ailleurs et les violences continuent...

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Lettre ouverte au Préfet du Puy de Dôme.

Lettre ouverte de l'Union Départementale CGT du Puy de Dôme au Préfet du Département, suite aux nouvelles violences commises par les membres du Bastion Social.

Clermont le 11 septembre 2018

« Monsieur le Préfet, le « Bastion Social » a encore frappé…

Selon l’article de La Montagne publié le 9-09-2018, quatre passants se sont faits agresser rue de la Treille à Clermont-Ferrand dans la nuit de samedi à dimanche 9 septembre 2018, devant le local du Bastion Social et par des membres de ce groupuscule. Une des victimes souffre aujourd’hui d’une double fracture à la jambe et une autre a le nez cassé.

Cette agression s’ajoute aux précédentes, rapportées par la presse locale comme nationale, qui ont été commises depuis l’implantation du Bastion Social à Clermont-Ferrand, mouvance raciste et violente, originaire de la région lyonnaise et héritière du « GUD ».

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Le Front national : Un danger pour le monde du travail et la démocratie

Le premier tour des élections régionales a permis à l’extrême droite de réaliser un triste record : après les 4,1 millions de voix obtenues lors des élections départementales de mars 2015, le FN triple son score des élections régionales de 2010. Il récolte plus de 6 millions de voix et est en tête dans 6 régions sur 13. L’abstention reste très élevée, notamment chez les jeunes : c’est 1 électeur sur 2 en moyenne qui ne s’est pas déplacé.

Ces résultats sont encore une fois le signe de la grave crise démocratique et sociale que traverse notre pays et sur laquelle la CGT ne cesse d’alerter. Le chômage et la précarité atteignent des records. La mise en concurrence des territoires accentue les inégalités et la relégation. L’absence de réponse au dumping social généré par la mondialisation capitaliste et par les impasses des politiques libérales et austéritaires menées en Europe offre un boulevard au repli nationaliste et à la préférence nationale. Ce qui est en cause, c’est les promesses non tenues et la démission du politique face au marché. La fuite en avant dans la dérive sécuritaire est une impasse qui conduit à normaliser le discours de l’extrême droite.

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Luttons contre les violences d’extrême droite !

Communiqué Confédéral, Montreuil le 6 septembre 2018

Là où depuis plusieurs années la population subit les conséquences d’une politique d’austérité, le racisme, la xénophobie, la haine et le rejet de celui qui est différent se sont progressivement installés.

La stratégie des partis politiques ultra-libéraux à se présenter comme la seule alternative crédible face à l’extrême droite, tout en jouant avec elle, entre dans sa phase dangereuse.

Par ailleurs, le déferlement de propos haineux et de raccourcis en tout genre sur les réseaux sociaux et, cela, en toute impunité, crée un climat favorisant les actes de violence.

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France. Les très bons comptes de l’immigration.

Lire l'article similaire de l'INDECOSA Cgt

Juan Pedro Quiñonero, Courrier International, 27/04/2012

Les immigrés sont une excellente affaire pour l’Etat français : ils rapportent une grosse douzaine de milliards d’euros par an et paient nos retraites.

Les immigrés sont une très bonne affaire pour l’économie française : ils reçoivent de l’Etat 47,9 milliards d’euros, mais ils reversent 60,3 milliards. Autant dire un solde positif de 12,4 milliards d’euros pour les finances publiques, qui ne représente pourtant que la part monétaire de transferts bien plus importants. Dans ce pays de 64,7 millions d’habitants, 6,5 millions de Français comptent au moins un immigré dans leur famille. Les chiffres de l’immigration légale sont très fluctuants. En France, on recense environ 5,3 millions de résidents étrangers avec leurs familles.

Une équipe de chercheurs de l’université de Lille, sous la direction du Pr Xavier Chojnicki, a réalisé pour le compte du ministère des Affaires sociales une étude sur les coûts de l’immigration pour l’économie nationale. Travaillant sur des chiffres officiels, les chercheurs ont décortiqué tous les grands postes de transfert des immigrés. Il en ressort un solde très positif. Les chercheurs ont remis leur rapport en 2009, au terme de trois ans d’études. Les 47,9 milliards d’euros que coûte l’immigration au budget de l’Etat (2009) sont ventilés comme suit : retraites, 16,3 milliards d’euros ; aides au logement, 2,5 milliards ; RMI, 1,7 milliard ; allocations chômage, 5 milliards ; allocations familiales, 6,7 milliards ; prestations de santé, 11,5 milliards ; éducation, environ 4,2 milliards.

De leur côté, les immigrés reversent au budget de l’Etat, par leur travail, des sommes beaucoup plus importantes : impôt sur le revenu, 3,4 milliards d’euros ; impôt sur le patrimoine, 3,3 milliards ; impôts et taxes à la consommation, 18,4 milliards ; impôts locaux et autres, 2,6 milliards ; contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) et contribution sociale généralisée (CSG), 6,2 milliards ; cotisations sociales, environ 26,4 milliards d’euros.

À ce solde positif de quelque 12,4 milliards d’euros il faut ajouter d’autres revenus pas toujours monétaires, mais d’une grande importance sociale et économique : les immigrés occupent l’immense majorité des emplois dont les Français ne veulent pas, et 90 % des autoroutes ont été et sont construites et entretenues avec de la main-d’œuvre étrangère. Sans immigrés, les prix à la consommation (produits agricoles et autres) seraient bien plus élevés, la main-d’œuvre étrangère étant bien moins payée.

La comptabilité réalisée par les chercheurs de l’université de Lille fait ressortir aussi de profonds changements sociaux. Majoritairement jeunes, les immigrés sont de grands consommateurs : comme nous venons de le voir, ils versent environ 18,4 milliards d’euros à l’Etat sur leurs dépenses personnelles, notamment en TVA. Les immigrés ont modifié en profondeur le sport et les arts populaires français : la grande majorité des footballeurs de haut niveau sont issus de l’immigration, et les artistes d’origine immigrée, noirs et maghrébins, peuplent le Top 50 de la chanson populaire.

Parallèlement, de nombreux métiers, en particulier dans les services, ne fonctionnent en France que grâce à l’immigration. Plus de la moitié des médecins hospitaliers dans les banlieues sont étrangers ou d’origine étrangère. Pas moins de 42 % des travailleurs des entreprises de nettoyage sont des immigrés. Plus de 60 % des ateliers de mécanique automobile de Paris et de la région parisienne appartiennent à des mécaniciens et petits entrepreneurs d’origine étrangère.

Dans un domaine aussi crucial que l’avenir du système des retraites, les immigrés jouent un rôle des plus favorables. Le très officiel Comité d’orientation des retraites est parvenu à cette conclusion : “L’entrée de 50 000 nouveaux immigrés par an permettrait de réduire de 0,5 point de PIB le déficit des retraites.”

Xavier Chojnicki commente ces résultats en ces termes : “Il s’agit d’un processus historique lié à la structure de la population immigrée, majoritairement jeune. Comme ils sont peu qualifiés, les immigrés sont très souvent au chômage. Mais ils dépensent aussi beaucoup et sont très entreprenants. Les pensions que nous versons aux retraités sont plus que compensées par la consommation et les cotisations sociales que paient les plus jeunes, parmi lesquels on trouve des gens très dynamiques.”

Websérie " Faisons barrage au FN ! "

Épisode 1 : comment démasquer l’imposture économique et sociale du FN ?

mercredi 3 mai 2017

Comment démasquer l’imposture économique et sociale du FN ? Voici le premier épisode de la websérie CGT "Faisons barrage au FN".

Pascal Debay, dirigeant confédéral CGT répond à nos questions. Le FN est-il devenu le premier parti ouvrier de France ? Le retour au franc face à la crise : entre solution et rétropédalage du FN ; Comment la CGT peut-elle démontrer que le FN est un parti pro-capital et non pas pro-travailleurs ?

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Postures et imposture du marino-lepénisme

Institut d'Histoire Sociale CGT, Montreuil, le 27 février 2012

Quatre facteurs principaux ont contribué à favoriser l’essor du Front national depuis sa création (1972). L’arrêt de l’immigration en 1974 a provoqué en réplique la sédentarisation des Maghrébins et le regroupement familial. L’instauration du capitalisme mondialo-financiarisé a provoqué des dégâts socio-économiques d’ampleur (chômage de masse, précarisation, destruction des solidarités  laborales). Le non-respect des engagements électoraux (la rigueur avec François Mitterrand, l’abandon de la lutte contre la fracture sociale par Jacques Chirac, le reniement du discours du Bourget avec François Hollande). Enfin, le terrorisme djihadiste a légitimé l’islamophobie et facilité le repli  sur une identité nationale à la fois mythique et réactionnaire.

Le FN ne s’est pas seulement contenté de dénoncer la mondialisation, le système politique, l’immigration, les élites. Dans la ligne du GRECE et du Club de l’Horloge, il a  élaboré une idéologie visant à convaincre les électeurs du bien-fondé de ses positions. Devenu parti « catch-all », selon le vocabulaire de la science politique américaine (attrape-tout), le FN est traversé par des contradictions difficiles à maîtriser. Les provocations de Jean-Marie Le Pen séduisent certains mais en détournent d’autres. La scission mégrétiste de 1988 montre l’intensité des rivalités et des désaccords internes au sein du parti frontiste. En même temps, la progression du FN bute sur « un plafond de verre » suscité par son antisémitisme et son amateurisme.

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