Ceta : l’Assemblée nationale dit oui

Négocié depuis des années, le traité de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne (CETA) a été ratifié, ce mardi 23 juillet par les députés français par 266 voix contre 213. L’accord controversé a fait l’objet de plusieurs heures de débats tendus à l’Assemblée nationale.

Ni les manifestations qui s’enchainent depuis 2010, ni l’intervention de Greta Thunberg, la jeune figure suédoise de la lutte contre le changement climatique, devant les députés ce mardi matin à l’Assemblée, n’auront pu changer la donne.

Le CETA, un accord de libre-échange commercial entre l’UE et le Canada signé en 2016 et appliqué de façon provisoire depuis septembre 2017, a été ratifié aujourd’hui par l’Assemblée Nationale.

Pourtant les problèmes soulevés par ce traité qui va impliquer l’ensemble de l’Union européenne demeurent, notamment sur la santé et l’environnement, dénoncent dans une belle unanimité 72 organisations françaises dont la CGT, les agriculteurs et la société civile.

Le CETA prévoit en effet notamment de supprimer les droits de douane sur 98% des produits échangés entre le Canada et l’Union européenne. Il a été qualifié dans une belle unanimité, par les nombreux députés de l’opposition de droite comme de gauche qui se sont succédés aujourd’hui au perchoir et ont en majorité voté contre de « traité inepte » et « d’accord commercial déséquilibré ». On notera également que plusieurs députés de la majorité se sont abstenus et certains ont même voté contre.

Plus d’une dizaine de risques majeurs ont aussi été soulevés.

Ils vont de l’importation d’animaux nourris aux farines animales et exposés à des antibiotiques et pesticides interdits en Europe, à la fragilisation du principe de précaution, en passant par la toute-puissance des tribunaux d’arbitrage qui permettront aux multinationales d’attaquer les Etats sur des décisions légitimes en matière de climat, de biodiversité ou de santé publique système qui a été partiellement remanié par le gouvernement français qui a obtenu un "véto climatique".

Mais celui-ci comporte, dénonce les opposants dont la CGT, de nombreuses incertitudes juridiques. Car le Ceta est, au même titre que les accords UE-Japon, UE-Vietnam et UE-Mercosur, négocié dans l’opacité la plus totale est un vrai danger pour la démocratie, les services publics, les normes sociales et la régulation des échanges favorables à la planète.

«il faut dire stop à ces accords qui corsètent la capacité des pouvoirs publics à porter une politique écologique et sociale  au profit des multinationales» souligne Boris Plazzi, chargé des questions internationales à la CGT.

C’est antinomique avec la transition écologique ». Les études d’impact déjà effectuées, montrent notamment une augmentation significative des émissions de Co2. Reste que pour entrer définitivement en vigueur, l’accord doit être validé par les 28 parlements nationaux des Etats membres. Quatorze, dont la France, ont voté pour. Le texte doit maintenant être soumis au Sénat français à une date encore indéterminée.

RIP ADP : première escale vers la démocratie

La procédure pour demander un Référendum d’Initiative Partagée (RIP) sur l’avenir d’ADP a été gagnée, c’est la première étape d’un processus complexe et c’est une première en France !

L’enjeu de ce référendum porte sur une proposition de loi visant à « Affirmer le caractère de service public national de l'exploitation des aérodromes de Paris ». Il réside aussi et surtout dans une exigence de plus de démocratie, dans la capacité des citoyennes et citoyens à décider du devenir des biens et richesses de la nation, ce qui n’a pas été le cas, par exemple, lors des privatisations des autoroutes…

Soutenir le référendum sur ADP (pensez à vous munir d'une pièce d'identité)

Voir le tutoriel de la CGT pour soutenir le référendum ADP en ligne

Pour gagner ce référendum, il faut maintenant que 4,7 millions de citoyens et citoyennes le demande dans un délai de 9 mois (du 13 juin 2019 au 13 mars 2020).

Violences policières : la doctrine du maintien de l’ordre doit changer

Alors que l’on dénombre de plus en plus de cas de violences policières, la CGT dénonce le durcissement de la répression des divers mouvements sociaux et appelle à faire évoluer la doctrine du maintien de l’ordre.

En février, dans un entretien à la NVO, le sociologue Fabien Jobard avait souligné « le niveau de violence très élevé » de la force publique et du pouvoir. Alors que l’on dénombre, selon l’IGPN, 288 enquêtes pour présomption de « violences policières » depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », ces derniers, dont 450 ont été blessés gravement par des tirs de lanceurs de balles de défense (LBD) ou de grenades (sur 2 500 blessés), ont demandé la réparation de leurs préjudices.

Le Conseil d'État refuse l'interdiction des LBD

La CGT et la Ligue des droits de l’homme s’étaient d’ailleurs associées dans leur recours pour interdire les LBD, mais la plus haute juridiction administrative du pays avait refusé de faire droit à ces demandes, estimant qu’il n’était pas disproportionné de perdre un œil en se rendant à une manifestation. Pourtant, selon Fabien Jobard, les LBD sont contestables en matière de maintien de l’ordre, tant « ils infligent des blessures graves et irréversibles ».

D’ailleurs, cette arme a longtemps été refusée par les CRS et les gendarmes mobiles qui la jugeaient contraire à la doctrine du maintien de l’ordre, avant que la loi Sarkozy de 2002 pour la sécurité intérieure n’encourage son usage. Cette doctrine choque, jusqu’à l’étranger : la commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe s’était dit « gravement préoccupée » par la gravité des blessures provoquées. Comme l’a préconisé le défenseur des Droits, Jacques Toubon, le maintien de l’ordre doit être « pacifique ».

Les violences policières ont également touché la jeunesse du pays, comme lors des manifestations lycéennes qui ont eu lieu en fin d’année 2018. À Marseille, la mobilisation avait fait un blessé grave, tandis que chacun a encore en tête l’image des lycéens de Mantes-la-Jolie, mis à genoux et les mains derrière la tête.

La mort de Steve, illustration d'une doctrine du maintien de l'ordre qui doit évoluer

Le 21 juin, à Nantes, suite à une intervention controversée de la police pendant la fête de la musique, 14 personnes finissent dans la Loire afin d’éviter une charge policière. Steve Maia Caniço, 24 ans, est porté disparu. Son corps sera retrouvé le 29 juillet dans la Loire.

Alors que les proches de Steve, rejoints par l’union locale CGT de Nantes, se sont rassemblés à Nantes le 3 août sous le hashtag #JusticePourSteve, cet événement doit amener à s’interroger de nouveau sur la politique de maintien de l’ordre en vigueur ces derniers temps dans notre pays, où nous assistons de manière progressive à un durcissement de la répression des divers mouvements sociaux.

Dans son rapport rendu public le 30 juillet, l’IGPN avait conclu qu’il n’existait pas de lien « entre l’intervention de la police et la disparition » de Steve.

PUBLIÉ LE 13 AOÛT 2019

Dossier Retraites : stoppons le projet de régression sociale

 

Le rapport DELEVOYE a été rendu public le 18 Juillet 2019.

Vous trouverez pour votre information en lien sur le site, le dossier complet « Retraites : stoppons le projet de régression sociale».

 

Sont disponibles :

--> Le communiqué

--> Le tract,

--> La vidéo,

--> Le simulateur : pour le public et pour le privé,

--> Le tract retraites 3 versants, la régression sociale est en marche. 

 

Une validation aberrante des barèmes Macron par la Cour de cassation

Malgré l’évidence, la Cour de cassation considère que les barèmes Macron plafonnant les indemnités allouées aux salariés injustement licenciés sont conformes aux dispositions de la convention OIT n°158, ratifiée par la France. Pourtant, l’OIT, saisie par la CGT et FO, n’a pas encore rendu sa décision sur les conséquences néfastes des récentes lois du travail.

Lire le communiqué de presse et le tract à télécharger ici.

Grève GCA, "on est dans le dur"

Depuis 15 jours les salariés de GCA packing sont en grève pour une augmentation de salaire de 100 euros pour tous, le droit aux EPI, un réajustement de 4 minutes des horaires pour améliorer les conditions de vie, l'abandon des jours de carence pour tous et l'embauche en CDI des salarié-e-s en CDD.
 
Depuis des engagements positifs sur le EPI et les 4 minutes... RIEN DE PLUS, à part du mépris visant à laisser pourrir ce conflit qui impacte pourtant la production et le fonctionnement de l'AIA de Clermont, établissement industriel du Ministère des Armées, donneur d'ordres dans le cadre d'un marché public.
 
Ce matin, lors d'une réunion du Comité Social et Economique, les élus CGT présents ont quitté cette réunion,  exigeant l'ouverture immédiate de négociations avec les représentants syndicaux de Clermont-Fd.
 
L'attitude du Président du Groupe GCA et celle de la direction de la filiale GCA Packing est intolérable !
 
Les salariés ont le soutien de TOUTE la cgt tant professionnelle qu'interprofessionnelle, notamment avec La Fédération de la Construction du Bois et de l'Ameublement, la Fédération Nationale des Travailleurs de l'Etat, la Confédération et l'Union Départementale du Puy de Dôme.

Les revendications des salariés sont légitimes d'autant que la productivité a augmenté de +20% depuis le 1er janvier 2019 !

Aussi, il est constaté que les grévistes sont remplacés par des salarié-e-s d'autres filiales du groupe ! Cette situation est elle aussi intolérable!

86% des salariés sont en grève, depuis le début et aucune réponse à la hauteur des enjeux.
 
Aujourd'hui aussi, ils et elles ont décidé de déplacer leur piquet de grève, aux portes de l'hopital de Riom, avec les agents en lutte. Un beau moment d'échanges, de solidarité et de convergences !
 
En ce sens, l'UD Cgt 63 continuera de tout mettre en oeuvre pour soutenir des salarié-e-s qui se battent pour leurs conditions de vie et de travail.
La solidarité financière déjà apportée par les militant-e-s, les syndicats et structures de la Cgt aide à tenir mais ne sera pas suffisante si le patron reste dans le dur, avec ses méthodes intolérables.
 
Vous pouvez passer sur le piquet de grève pour les aider... et une cagnotte Leetchi est également en ligne si vous êtes un peu loin.
 
Soutenir et accompagner cette lutte est indispensable, pour leur victoire méritée et pour amplifier plus généralement le rapport de forces, dans ce pays où les décisions politiques détruisent les conquis sociaux et renforcent l'exploitation des travailleurs et des plus démunis.
 

Grande consultation des syndiqué-e-s

L'action avec la CGT,

vous la voulez comment ?

Donnez votre avis pour une CGT qui réponde toujours plus à vos besoins !

La force de la CGT, c’est son organisation et sa vie syndicale. Au cœur de ce processus, le syndiqué est un acteur clé, que ce soit pour participer à la prise de décision ou pour être le relais des propositions de la CGT : un syndicat, ce sont des syndiqués. La participation à l’élévation du rapport de force est tout aussi déterminante, et ce sous différentes formes.

À l’issue de son 52e Congrès, la CGT a décidé de lancer une vaste consultation de tous ses syndiqués pour préparer ensemble une rentrée offensive sur 3 sujets essentiels que sont :

  1. les retraites
  2. les salaires 
  3. les services publics.

Nous t’invitons donc à répondre à ces quelques questions avant le 30 septembre (Lien vers le questionnaire : cliquer ici)

Télécharger le questionnaire ici (format PDF)