Violences conjugales : le travail, un enjeu majeur oublié

230 000 femmes par an sont victimes de violences conjugales. Y mettre fin passe notamment par la mise en place de mesures spécifiques au travail, bien loin des « mesurettes » annoncées lors de l’ouverture du Grenelle des violences conjugales, auquel les syndicats n’ont pas été conviés.

Depuis janvier 2019, 101 femmes sont mortes sous les coups de leur compagnon ou ex-compagnon. Un décompte macabre qui ne fait qu’augmenter jour après jour. Et ce n’est pas le lancement le 3 septembre dernier et pour trois mois par le gouvernement du Grenelle des violences conjugales qui permettra d’y remédier…

violences faites aux femmes

Les premières mesures annoncées (1 000 places d’hébergement supplémentaires, déblocage de 5 millions d’euros, audit des commissariats et gendarmeries, possibilité de porter plainte à l’hôpital, procureurs référents dans les tribunaux, procédures accélérées) sont jugées largement insuffisantes par les associations et les syndicats dont la CGT, qui n’ont d’ailleurs pas été conviés.

Comme si le travail n’était pas « la planche de salut pour l’écrasante majorité des travailleuses », explique Sophie Binet, membre de la direction de la CGT.

La CGT s’est battue en juin dernier à Genève pour que l'Organisation internationale du travail (OIT) mette en place une norme internationale. Celle-ci enjoint les États – dont la France – à adopter des mesures de protection des victimes dans le cadre de leur activité professionnelle. Si la France la ratifie, les femmes – qui doivent souvent choisir entre vie personnelle et vie professionnelle – pourront bénéficier de dix jours de congés payés, d’aménagements du travail et, à l'instar de ce qui existe en Espagne, d’un droit à la mobilité géographique et à des modifications d'horaires.

La CGT demande également l'interdiction des licenciements et l'allongement des délais de prescription des licenciements abusifs.

Elle travaille également en lien avec les associations à la mise en place de politiques publiques dignes de ce nom pour enrayer ce fléau avec un plan doté d’au moins 500 millions d’euros. De quoi recruter le personnel nécessaire et surtout former les policiers, gendarmes et magistrats qui, bien souvent, évaluent mal le danger.

La CGT appelle également à ce que soit mise en place une heure de formation par an de tous les salariés sur les lieux de travail.

Le 8 mars : Toutes et tous mobilisé-e-s pour l'Égalité

L'Union Départementale CGT, ainsi que les Organisations Solidaires, Fsu et Unef du Puy de Dôme, appelle à la grève vendredi 8 mars 2019 et donne rendez-vous à 15h40 sur les marches de la Préfecture à Clermont-Fd ; voir l'affiche de l'événement Clermontois. 

15H40, C'est l'heure à laquelle les femmes arrêtent d'être payées chaque jour, sur la base d'une journée standard (9H - 12H30 / 13H30 - 17H). Les femmes sont toujours payées 26% de moins que les hommes. Alors, agissez ensemble sur votre lieu de travail, dans la rue, comme vous le déciderez : arrêt de travail, port de badges, d'autocollants, de foulards violets... Quelle que soit la forme, montrez ensemble que vous revendiquez l'égalité !

Nous avons toutes les raisons de nous mobiliser, toutes et tous, femmes et hommes, comme c'est le cas dans de plus en plus de pays dans le monde.

Venez récupérer des tracts et des foulards violets à la Maison du Peuple de Clermont, ou par demande à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

Toutes les informations sont à lire dans le dossier confédéral ci-dessous.

Télécharger le tract 8 mars 2019

Égalité Femmes / Hommes :

Lire la suite : Le 8 mars : Toutes et tous mobilisé-e-s pour l'Égalité

"La CGT c'est nous, c'est elles"

Montreuil le 13 février 2019

Comment faire progresser la place des femmes dans la CGT et au travail ? Les leviers existent et le collectif femmes-mixité y travaille. Une journée confédérale "La CGT, c'est nous, c'est elles" était organisée le 7 février 2019 à la CGT à Montreuil. La consultation que la CGT a réalisée auprès de 10 000 femmes montre par exemple que 20% des femmes interrogées seraient prêtes à prendre des responsabilités dans le syndicat si on leur proposait, explique Sophie Binet pilote du collectif femmes-mixité.

Voir la Vidéo Confédérale N°1

À un mois de la journée pour le droit des femmes le 8 mars, des débats et rencontres ont été organisées notamment sur la revalorisation des métiers à dominante féminine. Des femmes syndicalistes espagnoles, invitées pour la journée, se sont également arrêtées sur l'augmentation de 22% du SMIC en Espagne et ses conséquences pour les femmes dans cette vidéo. En conclusion de la journée, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, est intervenu en disant notamment qu'au 52ème Congrès de la CGT aucune délégation ne serait validée si les objectifs de parité n'étaient pas respectés. Des objectifs qui doivent être partagés dans toute l'organisation.

Voir l'intervention de Philippe Martinez

Maryse Dumas, membre de l'Institut d'Histoire Sociale, est revenue sur la place des femmes dans la CGT. Le 6 février dernier, à la veille de la journée confédérale "La CGT, c'est nous c'est elles", elle s'est exprimée sur le thème des conférences de femmes organisées dans la CGT à travers son histoire.

Voir l'interview de Maryse Dumas

L'UD Cgt du Puy de Dôme, au sein de l'intersyndicale CGT, Solidaires, FSU, UNEF, appelle à la grève, à 15h40, vendredi 8 mars 2019.

Nous nous retrouverons à la préfecture de Clermont-Fd (lieu à confirmer)

Consulter les documents de préparation syndicale à cette journée d'action

Collectif "8 mars toute l'année" : 28 septembre 2018 journée internationale pour l’avortement

Mobilisation pour le droit à l'IVG

Vendredi 28 septembre 2018 - 18h Place de Jaude à Clermont-Fd

Télécharger le tract

Partout dans le monde le droit à l’avortement est attaqué par le système patriarcal et la société du profit. C’est un droit légitime et nécessaire pour l’égalité des femmes et des hommes. Certains gouvernements, malgré les recommandations internationales, continuent de traiter les femmes qui avortent comme des délinquantes et les obligent à recourir aux avortements clandestins, aux conséquences graves. Ils préfèrent une mise en péril de la vie des femmes, ils préfèrent les maltraiter et les tuer. Cette violence est intolérable !

Dernier exemple récent, celui de l’Argentine, où la chambre des député.e.s a adopté le projet de loi ouvrant le droit à l’avortement à 14 semaines le 14 juin dernier - 129 voix pour, 125 contre - mais où au final 38 sénateur.rice.s ont refusé l’application de ce texte le 9 août 2018, malgré les mouvements féministes de grande ampleur de ces dernières années.

Lire la suite : Collectif "8 mars toute l'année" : 28 septembre 2018 journée internationale pour l’avortement

Un 8 mars de défense et de conquête des droits des Femmes.

Communiqué du "Collectif 8 Mars toute l'année 63" - Télécharger le tract - Télécharger l'affiche

Le 8 mars est la journée internationale des droits des femmes. Ce n'est pas la journée de "la" femme comme les médias le propagent, c'est une journée de luttes.

Il n'y a pas une femme, mais des femmes qui, jour après jour, sont confrontées aux "petites choses du quotidien" relevant de la domination masculine. Qu'il s'agisse de la « blague » sur les blondes, des remarques ou regards sur les tenues vestimentaires, des attouchements subis dans les transports, des entretiens d'embauche où le désir de grossesse est questionné, des emplois à temps partiel qu'on nous réserve sous les prétexte de concilier notre vie familiale, du quart de différence de salaire en moins, de l'évidence qu'il faut penser les courses, les rendez vous chez le médecin pour les enfants, le ménage...

La liste est longue ! Elle est le signe d'un système patriarcal qui, comme tout système, s'immisce dans notre quotidien et notre façon d'être, au point qu'il est difficile d'y échapper.

Lire la suite : Un 8 mars de défense et de conquête des droits des Femmes.

8 mars, journée internationale de luttes des Femmes : pour l'égalité professionnelle avec la Cgt.

Le 8 mars 2017 a été marqué par un ancrage sur les lieux de travail et un renforcement de la prise en compte par les organisations CGT. 310 actions ont été recensées, 80 rassemblements en territoire, 170 débrayages et actions sur les lieux de travail, 10 000 actions ont été recensées le jour J sur les réseaux sociaux et la vidéo a été vue 440 000 fois. La diversité des formes d’action a permis à ce que le mouvement soit élargi à de nombreu.ses non syndiqué.es. Dans certains secteurs, les débrayages ont été suivis et ont débouché sur des victoires (par exemple dans les crèches de Lyon où la grève du 8 mars a permis de gagner des revalorisations salariales et des recrutements).

Ceci nous a permis de d’installer le 8 mars dans les médias et sur les lieux de travail comme la journée internationale de lutte pour les droits des femmes et de battre en brèche la « journée de la femme », instrumentalisée à des fins commerciales ou institutionnelles. (Rappelons que cette journée a été lancée en 1910 par Clara Zetkin et l’internationale socialiste pour obtenir l’égalité au travail et dans la société, considérant que l’émancipation des femmes passait par l’égal accès à l’emploi et l’égalité au travail.)

Lire la suite : 8 mars, journée internationale de luttes des Femmes : pour l'égalité professionnelle avec la Cgt.