ACH : histoire d'une lutte… et d'une victoire !

Lundi 6 octobre, les salariés de l’entreprise ACH à Pont du Château étaient en grève avec le soutien de la CGT pour obtenir une augmentation de leur indemnité "grand déplacement".  C'est l'histoire d'une dizaine de jeunes salariés dans une petite entreprise, qui n'ont plus supporté d'avoir 70 € par jour de grand déplacement avec des déplacements de plus en plus fréquents.

Cette entreprise ACH fait partie du groupe "Carré" qui se dit spécialiste de la rénovation d'habitat. La Direction trouvait le moyen d'appliquer la convention "travail mécanique du bois", qui n'a rien à voir avec leur métier : sur des chantiers,  pose de laine de verre, électricité…

La colère est partie du montant du grand déplacement. Face à un patron de combat (qui les menaçait en début de journée et qui lâchait le tarif URSSAF, deux heures plus tard), les salariés ont obtenu une augmentation de 14 € par jour de leur indemnité de grand déplacement.

Cela a été possible car ils ont eu le courage de s’unir, de ne pas céder aux menaces et de se mettre en grève.

Une fois encore, les jeunes de ACH ont prouvé qu’unis les salariés pouvaient faire face au chantage de l’emploi, se faire respecter et obtenir des résultats. Il n'y avait, bien sûr, ni syndicat, ni élu. Une demande d'élections est d'ailleurs partie ; une dizaine de salariés ont décidé d'adhérer à la CGT.

Ils ont bien conscience que c'est une première bataille qui  a été gagnée mais pas la guerre.

Le prochain combat sera de faire appliquer la convention du bâtiment et ce qui va avec : qualifications et augmentations de salaires, prime de congés payés,  jours de fractionnement, pénibilité avec le port de masque, jours de carence…

On devrait poursuivre devant les prud'hommes et les choses sont bien enclenchées.

 

Plan social à la Seita : manifestation à Paris et grève à Riom.

En avril dernier, Seita, filiale du groupe Imperial Tobacco a annoncé un plan de sauvegarde de l’Emploi (PSE) portant sur 366 suppressions d'emplois soit près d’un tiers des effectifs (relire l'article).

 

Avec cela, le groupe, prévoit la fermeture de l’usine de Carquefou ainsi que le site de recherche de Bergerac. La délocalisation de ce dernier porte en elle, pour les salarié-e-s, un risque important de santé publique, pour des cigarettes qui seront distribuées en France.

SNCF : ouverture de la chasse aux grévistes !!!

Communiqué des cheminot-e-s :

"Alors que le gouvernement et le patronat parlent sans cesse de dialogue social et de concertation, dans les faits ils répriment tous ceux qui osent s'opposer à leurs politiques.

Des conflits récents ont éclaté et éclatent dans les entreprises. Ils font malheureusement la une des médias uniquement pour les stigmatiser : à la SNCM à Marseille, chez les intermittents, à Air France ou à la SNCF, à chaque fois le même discours anti-grève !

Pourtant, lorsqu'un conflit social se produit, c'est avant tout parce que les revendications des salarié-e-s ne sont pas satisfaites.La CGT est porteuse de nombreuses propositions alternatives dans le domaine économique et social. Ce n'est ni le gouvernement, ni le patronat qui peuvent donner des leçons à la vue des chiffres calamiteux du chômage et de la santé économique du pays !

Aussi, dans le Puy de Dôme et suite au conflit du mois de juin à la SNCF pour le retour à une entreprise unique, les dirigeants revanchards de la SNCF ont choisi de réprimer durement la grève et les grévistes.

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Les cheminots se lèvent contre la criminalisation des grévistes du mouvement de juin ! Plusieurs rendez-vous.

Souvenons-nous du mouvement de grève du mois de juin dernier des cheminot-e-s. Nous nous rappelons tou-te-s que ce fut un mouvement très difficile, avec un acharnement systématique des mass médias sur les cheminot-e-s. L'enjeu principal était la lutte contre l'éclatement de la SNCF par la privatisation de ses activités en 3 branches, le tout dicté par les directives financières européennes. Mais pour l'opinion publique, point d'explication, pas de véritable débat dans lequel les cheminot-e-s en lutte auraient pu expliquer et affirmer leurs revendications pour un véritable service public ferroviaire.

Aujourd'hui, et notamment dans la région Auvergne Nivernais, on assiste à une répression systématique des cheminot-e-s qui ont lutté : pas moins de 120 procédures disciplinaires lancées contre des grévistes, dont les 2/3 contre des militant-e-s CGT.

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L'entreprise Schiochet devant le Tribunal de Grande Instance de Clermont-Ferrand

Les dirigeants de Schiochet sont poursuivis pour abus de biens et banqueroute par détournement d'actif.

C'est le cas que devra juger jeudi 11 septembre à 14h le Tribunal de Grande Instance de Clermont-Ferrand. 
Les ex-salarié-e-s seront présents sur place à partir de 13h30.

Il n'est pas quotidien de voir un employeur de 50 salarié-e-s poursuivi à la suite d'une faillite et d'une plainte des d'élu-e-s.
Plusieurs "irrégularités" ont été relevées et valent sa convocation aujourd'hui devant la justice.

Le syndicat CGT de la Construction du Bois et de l'Ameublement,
au nom des salarié-e-s de l'entreprise,
s'est constitué partie intervenante et sera présente au tribunal.

L'union départementale CGT du Puy de Dôme appelle ses militants disponibles à venir soutenir les ex-salarié-e-s de Schiochet devant le TGI de Clermont-Fd aujourd'hui jeudi 11 septembre à 13h30.

 

Mobilisation pour garder le bureau de poste de Beaumont.

La direction de la Poste a annoncé récemment la transformation du bureau de poste grand public de Beaumont Masage, en point relais commerçant. Sous l’alibi d’accessibilité au public élargi, la nouvelle municipalité de Beaumont s’est exprimée en faveur de ce changement.

Or, si l’intérêt des usagers et le respect des missions de service public étaient vraiment au cœur des élus beaumontois, ils refuseraient catégoriquement ce changement.

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Francisco, salarié de sous-traitant dans la construction, vers une fin heureuse ?

Le 11 août sur le chantier de la future école d'architecture de Clermont-Fd, un salarié s'est mis en grève sans préavis.

Ce salarié est embauché par une entreprise d'installation électrique lyonnaise : Easy Info. L'exaspération lui a fait prendre cette décision, car cela fait presque 2 mois qu'il n'a pas été rémunéré. 

Situation incompréhensible et inacceptable.

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