1ère victoire des salarié-e-s de chez Brueggen à Thiers

Brueggen est une entreprise de fabrication de céréales alimentaires située à Thiers. La maison mère est en Allemagne et le site de production de Thiers fournit tout le sud de l’Europe pour cette marque. Brueggen a choisi d'investir en France, avec le soutien de fonds publics assez conséquents en 2008.

Les salarié-e-s de la société Brueggen, à Thiers, ont décidé de reprendre le travail mardi 21 octobre, à la fin du 5ème jour de grève.

Ce mouvement, initié par les salarié-e-s, aboutit à l'arrêt de la modification des rythmes de travail : le passage de 5X8 en 4X8.

Refusant le chantage de la Direction, pour une mise en place des 4X8 avec une maigre compensation salariale, les grévistes ont obtenu le report au mois de mars du projet de réorganisation. Il est à signaler aussi un désaccord entre les salarié-e-s mobilisé-e-s et leurs représentants des personnels représentatifs, pour la CFDT et FO-CGC.

Le protocole de fin de conflit inclut :

  • le passage de 45 à 56% de majoration salariale pour le travail du dimanche ;

  • la prise en charge de la rémunération d'un quart des jours de grève et l'étalement sur 6 mois des jours restant ;

  • le recours à un cabinet d'expertise neutre, dans la perspective d'une modification des horaires et des rythmes de travail.

Enfin, les salarié-e-s en lutte se satisfont des liens forts entre les différentes équipes, tissés lors de cette action revendicative, pour les salaires, l'emploi et les conditions de travail.

En outre, en perspectives des prochaines échéances dans l'entreprise (NAO entre autres), la CGT (l'Union Locale de Thiers et l'Union Départementale du Puy de Dôme et syndicat de l’agro CGT) chercheront à connaître la réalité économique de cette entreprise allemande qui semble ne pas faire de bénéfices à Thiers et qui n'a communiqué aucun bilan financier ces dernières années.

Mouvement de grève des cheminots pour les conditions de travail et pour l'emploi.

Il faudra être nombreux mercredi 22 octobre à 09h30 en gare de Clermont-Ferrand pour interpeller Guillaume Pepy (le patron de la SNCF) en balade dans l'Auvergne...

Ce même jour, les personnels de l'Établissement Commercial Train (contrôleurs, RH...) seront en grève à l'appel de la CGT pour exiger de la direction des solutions rapides face à la situation catastrophique des effectifs, de l'emploi et des conditions de travail. Rappelons que le médecin du travail a déposé une alerte sanitaire sur l'établissement.

Ce rassemblement n’est pas réservé qu’aux agent de l’ECT, il faut qu’un maximum de cheminots et de militants participent à cette initiative afin d’interpeller le président et lui faire part de nos différentes revendications.

Lire le tract d'appel à la grève des Cheminots CGT

ACH : histoire d'une lutte… et d'une victoire !

Lundi 6 octobre, les salariés de l’entreprise ACH à Pont du Château étaient en grève avec le soutien de la CGT pour obtenir une augmentation de leur indemnité "grand déplacement".  C'est l'histoire d'une dizaine de jeunes salariés dans une petite entreprise, qui n'ont plus supporté d'avoir 70 € par jour de grand déplacement avec des déplacements de plus en plus fréquents.

Cette entreprise ACH fait partie du groupe "Carré" qui se dit spécialiste de la rénovation d'habitat. La Direction trouvait le moyen d'appliquer la convention "travail mécanique du bois", qui n'a rien à voir avec leur métier : sur des chantiers,  pose de laine de verre, électricité…

La colère est partie du montant du grand déplacement. Face à un patron de combat (qui les menaçait en début de journée et qui lâchait le tarif URSSAF, deux heures plus tard), les salariés ont obtenu une augmentation de 14 € par jour de leur indemnité de grand déplacement.

Cela a été possible car ils ont eu le courage de s’unir, de ne pas céder aux menaces et de se mettre en grève.

Une fois encore, les jeunes de ACH ont prouvé qu’unis les salariés pouvaient faire face au chantage de l’emploi, se faire respecter et obtenir des résultats. Il n'y avait, bien sûr, ni syndicat, ni élu. Une demande d'élections est d'ailleurs partie ; une dizaine de salariés ont décidé d'adhérer à la CGT.

Ils ont bien conscience que c'est une première bataille qui  a été gagnée mais pas la guerre.

Le prochain combat sera de faire appliquer la convention du bâtiment et ce qui va avec : qualifications et augmentations de salaires, prime de congés payés,  jours de fractionnement, pénibilité avec le port de masque, jours de carence…

On devrait poursuivre devant les prud'hommes et les choses sont bien enclenchées.

 

Plan social à la Seita : manifestation à Paris et grève à Riom.

En avril dernier, Seita, filiale du groupe Imperial Tobacco a annoncé un plan de sauvegarde de l’Emploi (PSE) portant sur 366 suppressions d'emplois soit près d’un tiers des effectifs (relire l'article).

 

Avec cela, le groupe, prévoit la fermeture de l’usine de Carquefou ainsi que le site de recherche de Bergerac. La délocalisation de ce dernier porte en elle, pour les salarié-e-s, un risque important de santé publique, pour des cigarettes qui seront distribuées en France.

SNCF : ouverture de la chasse aux grévistes !!!

Communiqué des cheminot-e-s :

"Alors que le gouvernement et le patronat parlent sans cesse de dialogue social et de concertation, dans les faits ils répriment tous ceux qui osent s'opposer à leurs politiques.

Des conflits récents ont éclaté et éclatent dans les entreprises. Ils font malheureusement la une des médias uniquement pour les stigmatiser : à la SNCM à Marseille, chez les intermittents, à Air France ou à la SNCF, à chaque fois le même discours anti-grève !

Pourtant, lorsqu'un conflit social se produit, c'est avant tout parce que les revendications des salarié-e-s ne sont pas satisfaites.La CGT est porteuse de nombreuses propositions alternatives dans le domaine économique et social. Ce n'est ni le gouvernement, ni le patronat qui peuvent donner des leçons à la vue des chiffres calamiteux du chômage et de la santé économique du pays !

Aussi, dans le Puy de Dôme et suite au conflit du mois de juin à la SNCF pour le retour à une entreprise unique, les dirigeants revanchards de la SNCF ont choisi de réprimer durement la grève et les grévistes.

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Les cheminots se lèvent contre la criminalisation des grévistes du mouvement de juin ! Plusieurs rendez-vous.

Souvenons-nous du mouvement de grève du mois de juin dernier des cheminot-e-s. Nous nous rappelons tou-te-s que ce fut un mouvement très difficile, avec un acharnement systématique des mass médias sur les cheminot-e-s. L'enjeu principal était la lutte contre l'éclatement de la SNCF par la privatisation de ses activités en 3 branches, le tout dicté par les directives financières européennes. Mais pour l'opinion publique, point d'explication, pas de véritable débat dans lequel les cheminot-e-s en lutte auraient pu expliquer et affirmer leurs revendications pour un véritable service public ferroviaire.

Aujourd'hui, et notamment dans la région Auvergne Nivernais, on assiste à une répression systématique des cheminot-e-s qui ont lutté : pas moins de 120 procédures disciplinaires lancées contre des grévistes, dont les 2/3 contre des militant-e-s CGT.

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